Paris St-Raphaël Féminin

Le Rallye Paris – Saint-Raphaël Féminin était un rallye automobile français exclusivement féminin, couru sur 45 années avant et après-guerre, de fin-février à début-mars (puis juin) durant 4 à 5 jours, et d’un trajet total compris entre 1 100 et 2 500 km selon les années.

En 1929, le comte Edme de Rohan-Chabot (né en 1904 – chevalier de la Légion d’honneur) crée cette course, qui voit au départ de sa première édition la comtesse de Lesguern et la baronne d’Elern.

Elle est alors durant une partie du xxe siècle la seule compétition planétaire motorisée réservée aux femmes, après l’arrêt de courses comme le rallye Paris – La Baule pour dames et le Championnat féminin de l’Auto de l’Automobile Club Féminin de Paris fondé par la Duchesse d’Uzès en 1927.

Le Rallye Paris-Saint-Raphaël se compose d’épreuves spéciales de performances, de tronçons de navigation pure, et de tests de conduite, entre Paris et Saint-Raphaël.

Ainsi, la première compétition du 20 au , remportée par Madame Lietard sur Salmson AL7 GS (célèbre marque française, produite à Billancourt), emprunte le parcours suivant : Paris – Vichy – Lyon – Avignon – Miramas – La Ciotat – Hyères – St-Raphaël (soit 1087 km).

La seconde épreuve Paris – Vichy- Hyères – St-Raphaël, du  acquiert déjà une certaine notoriété et fait 1130 km.

En 1932, la française Renée Friderich (fille d’Ernest Friderich) décède à la suite de l’accident tragique de sa Delage D8. Maurice Philippe devient le directeur de l’épreuve durant les années 19301

L’anglaise Betty Haig, petite nièce du maréchal Douglas Haig, remporte la course en 1938. Deux ans plus tôt, unique concurrente féminine, elle s’était imposée aux Jeux olympiques d’été de 1936 sur Singer Le Mans 1500 dans la seule épreuve de démonstration en sports mécaniques sur route (le motonautisme ayant eu droit de cité en 1908) jamais acceptée par le CIO. En 1946 elle gagne aussi la première Coupe des Dames de l’après-guerre, lors de la Coupe des Alpes renaissante.

Une autre concurrente étrangère qui a remporté le Paris – Saint-Raphaël fut Christine Beckers, qui gagna 35 ans plus tard la dernière épreuve organisée, en 1974 au volant d’une Lancia Stratos. Cette dernière édition (bien qu’étant purement féminine) a été comptabilisée en Championnat d’Europe des rallyes (ERC), et Michèle Mouton y a couru sa toute première compétition nationale comme pilote. La saison 1973 fut également retenue en ERC3. La mort du comte de Rohan-Chabot en 1972 entraîna finalement le déclin de l’épreuve.

Le Rallye Paris-Saint-Raphaël féminin trouve un successeur 26 ans plus tard, à travers l’esprit du Rallye des Princesses.

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