Olivier Gendebien

Olivier Jean Marie Fernand Gendebien, né le 12 janvier 1924 à Bruxelles et mort le 2 octobre 1998 aux Baux-de-Provence (France), est un pilote automobile belge.

Ingénieur agronome qui s’est distingué durant la Seconde Guerre mondiale en participant activement à la résistance (il servait d’homme de liaison pour les agents britanniques infiltrés en Belgique), Olivier Gendebien découvre le sport automobile au Congo où ses activités professionnelles l’ont conduit. Initié aux joies du rallye, il retourne en Belgique pour commencer sa carrière. En 1953 il remporte la Coupe de Spa sur Ferrari 166 MM.

Ses succès lui valent une réputation grandissante, et Enzo Ferrari le contacte pour devenir pilote officiel de la Scuderia Ferrari en 1956. Pilote d’essai en Formule  (ce qui lui permet de disputer ponctuellement plusieurs Grands Prix), c’est surtout en sa qualité de membre de l’équipe d’Endurance qu’il se bâtit un impressionnant palmarès.

Il remporte ainsi quatre fois les 24 Heures du Mans (trois fois en équipage avec Phil Hill et une fois avec son compatriote Paul Frère, devenant le recordman absolu du nombre de victoires de 1962 à 1980 -successeur alors son autre compatriote Jacky Ickx-), trois fois les 12 Heures de Sebring (1959 à 1961, dont deux avec P. Hill, sur Ferrari 250 RS puis TR; encore 2e en 1962), deux fois les 12 Heures de Reims (1957 et 1958 avec Paul Frère sur Ferrari 250 GT), une fois les 1 000 kilomètres de Paris (1961 avec son compatriote Lucien Bianchi) et les 1000 km du Nürburgring (1962 avec Hill sur Ferrari Dino 246 SP, déjà 2e en 1959 et 1960 puis 3e en 1961), une fois les Coupes du Salon de Paris (catégorie GT >1.3L), le Grand Prix Nuvolari et le Tour de Sicile (le tout en 1957 sur Ferrari 250 GT), le Prix de Paris (1959, catégorie GT 3.5L) et trois fois la Targa Florio (1958 sur Ferrari 250 TR, 1961 et 1962 sur Dino 246 SP ; troisième en 1960).

En 1958, 1960, 1961 et 1962 il remporte au moins deux courses du calendrier par saisons, lors des sacres de Ferrari au Championnat du monde des voitures de sport.

À cela il faut encore ajouter sur route les Boucles de Spa (avec Jacques Washer) sur Aston Martin DB2 et le Rallye des Tulipes (avec Pierre Stasse) sur Alfa Romeo 1900 TI en 1954, puis en 1955 Liége-Rome-Liége (encore avec Stasse; 3e en 1956), le Rallye Stella Alpina pour sa dernière édition (avec Gilberte Thirion), et la Coupe d’Or des Dolomites, le tout alors sur Mercedes-Benz 300 SL, ainsi que ses victoires en GT par trois fois consécutives ensuite au Tour de France automobile (avec la 250 GT en 1957, 1958 et 1959, après une troisième place déjà en 1956). En 1959 il finit deuxième du 4e Rallye Méditerranée-Le Cap avec son épouse Marie-Claire, puis encore quatrième associé à Lucien Bianchi en 1961, par deux fois sur Citroën DS 191, et en 1964 il participe aussi au Rallye Shell 4000 canadien, qu’il termine 4e.

Il est d’ailleurs sacré à deux reprises Champion de Belgique des rallyes, en 1954 et 1955.

Après une carrière bien remplie, il se retire pour vivre à Saint-Rémy-de-Provence dans le sud de la France (à 60 kilomètre à peine de Vergèze où habitait Maurice Trintignant, côtoyé durant la saison 1957 chez Ferrari).

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